
Le 11 juin dernier, le RunInnov.Summit réunissait coureurs, passionnés et organisateurs pour échanger sur les grands défis du running. Aujourd’hui, retour sur la thématique de l’innovation et de la connectivité, animée par deux grands témoins : François Hinault, organisateur du Grand Raid du Finistère, et Jean-Jacques Gaouyer, directeur Innovation Bretagne et Pays de la Loire pour Orange.
Un secteur prêt à innover et les chiffres le prouvent.
L’enquête menée en amont de l’événement par Run In One et MediaSchool Rennes auprès de 2 022 coureurs du Grand Ouest est sans appel : 95,9 % des coureurs se disent prêts à modifier leurs habitudes pour adopter de nouvelles innovations. Un chiffre remarquable, qui témoigne d’un terrain particulièrement favorable pour les organisateurs.
Parmi les innovations plébiscitées, l’éco-responsabilité arrive en tête : 70,4 % des coureurs se disent prêts à payer davantage pour des courses plus respectueuses de l’environnement. La technologie suit avec 43,2 %. Une nuance toutefois : l’appétit pour l’innovation décroît avec l’ancienneté. Les débutants (0-6 mois de pratique) affichent un enthousiasme maximal avec 100 % de favorables, quand les retraités (seul sous-groupe sous la barre des 90 %) s’établissent à 88,2 %. À noter que le genre n’entre pas en jeu.
Sur le terrain, la connectivité reste un défi majeur.
Si les coureurs sont prêts, les organisateurs, eux, font face à des obstacles concrets. L’atelier animé le 11 juin a mis en lumière trois problèmes récurrents sur les événements : le manque de connectivité sur les villages de course, des difficultés de communication entre bénévoles et organisation, et l’absence de solution de géolocalisation des coureurs.
Des pistes ont émergé des échanges : déploiement d’antennes mobiles, de la communication par satellites ou de la solution OneWeb, mise en place de la géolocalisation sur les parcours et suivi par drone ou retranscription en live.
Un message ressort de cette journée : les coureurs sont prêts. Aux organisateurs maintenant de suivre.
L’avis de Run In One.
Avec la forte croissance du running, les organisateurs doivent adapter leurs moyens pour accueillir les participants, garantir leur sécurité et leur offrir une expérience de qualité. Un défi que l’événementiel culturel a déjà relevé : la Bretagne, terre de festivals, l’a prouvé la première en passant de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de participants grâce à la dématérialisation (billetterie en ligne, droits d’accès numériques, cashless…). Le running suit aujourd’hui le même chemin.
C’est dans cette logique que s’inscrit Run In One : son bracelet cashless simplifie les paiements, sans dépendre d’une connexion permanente, un atout précieux quand de nombreux villages de course sont installés dans des zones à couverture réseau limitée. Une dématérialisation qui va plus loin que le seul paiement : identification, chronométrage, cashless. Autant de briques qui permettent aux organisateurs d’absorber ces volumes sans complexifier leur logistique.
Réutilisable, le bracelet représente aussi un gain économique et environnemental, avec un potentiel encore renforcé si la chronométrie venait s’y intégrer, regroupant plusieurs fonctionnalités sur un seul support.
C’est exactement notre motivation : équiper les événements pour qu’ils passent, eux aussi, ce cap de la dématérialisation.