155€. C’est le prix moyen d’un dossard pour le marathon de Paris en 2026. Une somme qui, ramenée à un budget annuel de 200 à 400 € alloué au running par 42,5% de nos coureurs.ses sondés.ées, peut vite peser très lourd. Visiblement, les coureurs le font savoir : 53 % des étudiants, employés et ouvriers interrogés dans notre enquête estiment que les dossards sont trop chers, bien que le prix du dossard varie forcément en fonction des prestations proposées.
Le running suit le Principe de l’offre et de la demande : les prix s’envolent, mais les évènements continuent d’afficher complet en quelques minutes.
C’est ce sujet qui a animé l’un des ateliers du RunInnov Summit le 11 juin dernier, avec Jean-Pierre Pen, organisateur des Métropolitaines Blot, et Damien Lahaye, membre organisateur de Tout Rennes Court.
Et autant le dire : ça a débattu.
Sur un point, tout le monde s’est accordé : une course doit pouvoir tenir debout financièrement sans s’appuyer sur des subventions publiques. La plupart des organisateurs préfèrent se tourner vers le levier des sponsors.
Trois affirmations ont, elles, clairement fait réagir. Les invités présents ont rejeté l’idée qu’un dossard trop peu cher dévalorise l’événement. Ils ont aussi estimé que les coureurs restent attentifs à la qualité des prestations, au-delà du seul prix. Enfin, les organisateurs pensent que le prix du dossard n’est pas le critère numéro 1 des coureurs pour s’inscrire à une course, bien qu’il reste un frein à l’inscription pour 64,3% des coureurs de notre enquête.
Un débat qui montre que le sujet mérite d’être posé encore plus longtemps et pourquoi pas lors d’une nouvelle édition du RunInnov. Summit.
L’avis Run In One
Si le prix des dossards a augmenté, c’est d’abord parce que la prestation a changé. Inscription simplifiée, ravitaillements, chronométrage, animations, speaker, communication, lots… mis bout à bout, tous ces postes imposent mécaniquement un tarif plancher.
Et plus l’événement grandit, plus il doit se structurer. Certaines organisations recrutent désormais des salariés à l’année. On n’organise pas l’Ultra Marin comme « une course à saucisson » : les exigences de sécurité fixées par la préfecture ne se négocient pas, et elles ont un coût.
Pour alléger la facture du coureur, le sponsoring reste le meilleur levier. Encore faut-il avoir dans l’équipe un profil capable d’aller démarcher des partenaires, ce qui est loin d’être toujours le cas. Et quand les subventions publiques se réduisent d’année en année, les marges de manœuvre se resserrent.
Reste une piste souvent sous-estimée : la vente sur place. C’est là que Run In One intervient, en fluidifiant le paiement sur les stands, ce qui implique un revenu complémentaire qui peut faire la différence au moment d’équilibrer les comptes.